1er prix :
Peurs
Abîme de la peur, enfoui dans l'être humain,
Où l'homme qui s'y risque a dû quitter les siens,
Mourir dans leur cœur, les sacrifier pour savoir,
Les secrets de la peur, au delà du miroir.Peur qui nous guette, qui se venge et qui nous tue.
La peur de la fin, de la mort ou de la vie,
Peur du présent, peur d'avoir perdu, tout perdu,
Quand on avait tout et que tout est fini.La peur de son futur et peur de ses faiblesses,
Fatales à celui qui les tait de son cœur.
Peur des regrets, qui parfois restent, ou disparaissent.
La peur au cœur, toutes ces peurs, qui nous écœurent.La peur de la nuit, peur du jour pou peurs d'un jour,
Peur que cet être aimé nous délaisse à jamais.
La peur qu'il s'en aille, rien qu'un jour, pour toujours,
Q'on le voit s'éloigner alors qu'il est si près.La peur de découvrir qu'il est trop loin, trop loin
Pour qu'on aile le chercher, le ramener et...
Qu'on est allé trop loin, trop loin dans les regrets.
Un linceul de chagrin voile alors tous les yeux bruns...Soirs de peur, peurs d'un soir, pleurs d'un soir, soir de pleurs,
Qui éveillent et embrasent le feu de ma peine,
Mais s'en vont et s'en viennent, sans que je m'en souvienne !Et la Peur, peur qui s'installe, peur qui demeure...
Anne Ô Nîmes
2ème prix : Mortuaire nocturne
Ariane au cœur d'ambre, Ariane au cœur tendre,
Donne-moi ta corde que je puisse me pendre !
Je m'égare et je me perds, et mon corps est poussière :
Ariane et Thésée, écoutez ma prière !Toi Thésée, sois mon bras, je t'en prie guide-moi !
Sacrifie Minotaure à l'autel de ma foi,
Pour m'avoir enchaînée, à ses chairs, pour toujours,
Avoir foi de mon charme un revers de l'amour.Petit ogre fantôme, il a scellé son nom,
A mon corps, à mon âme, ainsi qu'à ma raison
De sa corne acéré, l'écumeur d'innocence,
Oppresseur de mes nuits, a volé mon enfance !Son désir s'assouvit et mon rêve se fane.
L'innocence envolé, Dédale a pris mon crâne.
L'a garni de couloirs, l'à peuplé d'anathèmes.
Ma raison déraisonne et se perd en moi-même !Dans ce cercueil ouvert, berceau de mes démons,
Cette boîte à Pandore où réside son nom,
D'un regard égaré, d'une lame profane,
Au travers de mon corps, il a violé mon âme.Steve Anthony (MPSI2)
3ème prix :
Sendas
Un rideau de rires hypocrites m'enveloppe
Pourquoi est-elle ici ? Et pourquoi maintenant ?
Pourquoi elle ? Je la sens en moi qui galope.
Ah ! Solitude, le cœur, les vers et le temps...Et sous la peau se joue le spectacle impur
-Les feuilles s'égrainent en notes de piano
Sur les pavés mélodieux de ses temps futurs-
Et animal de al souffrance sans écho.Comme dieu l'est au diable et le siècle à l'heure
Lié à jamais pour le pire et le meilleur
Tout semble uni dans la même loi intime.Car sous les jeux étranges d'un grand solitaire
S'esquisse le cadeau du mal mêlé d'éther
D'être seul et entouré, banal et ultime.Grégory Brisson (TL2)